Les actionnaires du laboratoire pharmaceutique français  Sanofi viennent d’être crédités d’actions gratuites EuroAPI qui n’est pas moins que la division qui commercialise les API (un principe actif pharmaceutique – Active Pharmaceutical Ingredient) destiné à être employé dans la production d’un médicament qui devient ainsi une substance active. On y trouve la vitamine B12 ; les peptides ; les corticoïdes ; des opiacés (morphine, codéine, thébaïne, etc.) ; des anti-infectieux et des analgésiques. En introduisant en bourse (IPO) EuroAPI, Sanofi qui conservera 30% du capital désire lui donner plus d’indépendance. Sanofi restera également son principal client à hauteur de 40% du chiffre d’affaires. EuroAPI est leader mondial des petites molécules chimiques.

C’est un marché annuel de 70 milliards d’euros qui croît de 5 à 6% par an. L’entreprise est solide. Elle n’a pas de dette et elle génère un chiffre d’affaires annuel d’un milliard d’euros, avec une marge de 14 à 20%. On relève parmi ses autres actionnaires de référence le groupe L’Oréal avec 5% du capital. La banque JPMorgan Chase recommande le titre avec un objectif de 17 euros. Pour notre part, nous renforcerons la position de nos clients – actionnaires de Sanofi lors d’une prochaine opportunité baissière

Le contexte est propice

La demande de soins de santé est relativement peu sensible aux pressions inflationnistes. Les soins de santé et les produits pharmaceutiques ont traditionnellement un bon pouvoir de fixation des prix, et la pandémie nous a démontré l’importance des dépenses de santé et de l’innovation. Les développements technologiques constants dans les domaines de la biotechnologie et de l’intelligence artificielle placent ce secteur à la pointe de l’innovation. (1)

  1. Boursorama : IPO réussie d’EuroAPI ? Eric Lewin, Rédacteur des Publications Agora, 9 mai 2022

Les marchés boursiers dépendent de la Chine, de la Fed et de la guerre en Ukraine. Durant ce mois de mai, la bourse américaine (S&P 500) a subi sa septième semaine consécutive de baisse. Une longue déconvenue qui n’était pas arrivée depuis 21 ans ! (1)

SP500 Juin 2022

Les investisseurs ont du faire face à trois risques: l’accélération du resserrement monétaire pour lutter contre l’inflation (fortes hausses des taux d’intérêts), l’impact du conflit en Ukraine et la résurgence de la Covid en Chine.

Cette configuration exceptionnellement mauvaise a généré ce qu’on appelle un « risk off » ou un « sauve qui peut » de la part des opérateurs. Ils ont vendu par panique et sans discrimination.

Les seuls secteurs d’investissements qui sont haussiers depuis ce début d’année sont les matières premières et l’industrie de l’armement (hormis Rolls-Royce et Boeing).

Comme nous l’avions préconisé au lendemain de l’agression russe sur l’Ukraine, le maître mot reste la discipline. Heureusement, les investisseurs semblent enfin sortir de la déprime et reviennent plus constructifs. Preuve en est, les indices américains sont sortis, la semaine dernière, de leur spirale baissière.  La Réserve Fédérale n’est pas étrangère à ce sursaut acheteur, notamment avec la publication des dernières « minutes » de la Fed, qui laisse penser que l’institution pourrait faire preuve de plus de retenue dans le durcissement de sa politique monétaire afin d’éviter une sévère récession. (2)

Plus de 50% des valeurs technologiques (Zoom ; Facebook ; Netflix ; Palantir ; Alibaba ; etc) ont perdu plus de la moitié de leurs valeurs boursières. Nombre d’excès ont été corrigés. La sensibilité des valeurs technologiques dites de croissance est d’une baisse de 17% de croissance pour chaque hausse des taux d’intérêts de un pour cent. Après des baisses de plus de 50%, cette année, les cours boursiers de ces entreprises intègrent pleinement le resserrement des taux d’intérêts. Néanmoins, nous demeurons très sélectifs. (3) 

Ambiance : Les hausses des taux sont à présent intégrées. Les investisseurs semblent plus à l’aise avec les stratégies des banques centrales. Les statistiques économiques sont quand même globalement moins favorables que prévu. Ce sont encore de petits signaux mais il faut les surveiller : quand un chiffre manque le consensus de façon sporadique, c’est un accident. Quand les données inférieures aux attentes commencent à se multiplier, c’est une tendance. On notera que le gouvernement chinois souffle toujours le chaud et le froid sur ses efforts de relance. Les goulets d’étranglement sont encore nombreux pour le commerce international.

Taux : Les rendements des bons du trésor américains ont clairement été mis au pas ces derniers jours, avec une échéance à dix ans, rémunérée à 2,73%, soit dix points de moins que la semaine précédente, qui était elle-même inférieure de dix points à la précédente. Traduction : les investisseurs ont une bonne idée de ce que la Fed fera dans les mois à venir et ne pensent pas qu’elle ira au-delà des efforts déjà annoncés. En Europe, le resserrement de la politique monétaire est attendu pour le mois de juillet. Mais dans une ampleur bien plus modeste que chez l’Oncle Sam. Economiquement et structurellement, le vieux continent est le grand perdant du conflit ukrainien.

 

Devises : Les anticipations de relèvement des taux de la Fed ont l’air d’être un peu plus concentrées, ce qui a réduit la vigueur du billet vert. L’attitude plus offensive de la BCE sur ses taux directeurs contribue aussi à ramener l’euro au-dessus de 1,07 USD.

La crainte d’une récession persiste

Les interventions des banquiers centraux restent dans une tonalité restrictive. Le président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell a réaffirmé la volonté de la Fed de monter ses taux d’intérêts autant que nécessaire pour contenir l’inflation, pouvant pénaliser la croissance.

Les interventions des banquiers centraux restent dans une tonalité restrictive. Le président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell a réaffirmé la volonté de la Fed de monter ses taux d’intérêts autant que nécessaire pour contenir l’inflation, pouvant pénaliser la croissance. En zone euro, Klaas Knot, membre de la BCE, a évoqué une possible hausse de taux d’un demi pour cent dès le mois de juillet. 

Si cette hypothèse est peu probable, les investisseurs anticipent quatre hausses de taux d’un quart de pour cent (25 points de base) d’ici la fin de l’année.  Dans ce contexte, nous conservons notre attitude prudente sur les actions. Si des rebonds techniques sont envisagés, les risques économiques à moyen terme nous paraissent se concrétiser. (4) (5)

Chine, détente en vue…

« Une fois n’est pas coutume, les nouvelles en provenance de Chine ont donné un peu de baume au cœur aux marchés vendredi. La Banque populaire de Chine a assoupli sa politique monétaire afin de stimuler un marché immobilier en berne. Si les indices asiatiques ont rebondi, la bourse américaine a subi sa septième semaine consécutive de baisse, Une si longue déconvenue de la bourse américaine (S&P 500) n’était d’ailleurs pas survenue depuis 21 ans ! Alors que les ventes au détail américaines ont d’abord rassuré sur la vigueur de la consommation des ménages, l’abaissement des perspectives bénéficiaires des géants du commerce de détail a ensuite entraîné d’importants reculs boursiers.

Le fort degré de pessimisme qui se reflète dans les indicateurs de sentiment laisse entrevoir un rebond technique à court terme. Toutefois, la volatilité des marchés des actions devrait rester élevée, dans un contexte d’incertitudes conjoncturelles toujours vives. » (6) (7)

L’inconnue de l’issue du conflit…

Le narratif de nos médias mainstream postule que l’armée russe est désorganisée et qu’elle piétine. Pourtant, les agences de renseignement tant françaises qu’américaines donnent une autre lecture de la situation :

L’Armée russe avance selon ses plans ; elle contrôle un territoire de la taille de l’Angleterre ; ses effectifs de près d’un million d’hommes effectuent des rotations sur le front ukrainien – à raison d’un maximum de 200’000 hommes à la fois  – et Poutine reste maître du jeu. Son objectif étant le désarmement du voisin. Une nouvelle plage de négociations devrait être aménagée courant juin.

Synthèse de Meylan Finance :

La bonne nouvelle est que la Chine annonce pour le 1er juin ses premiers grands déconfinements (Shanghai).

Nous recommandons toujours d’éviter le marché obligataire ; de n’augmenter la part des actions que de manière opportuniste et de privilégier le cash.

  1. Lombard Odier Private Bank, Perspectives d’investissement, Séphane Monier, 16 mai 2022
  2. Zonebourse, Le point hebdo de l’investisseur, vendredi 27 mai 2022
  3. ODDO BHF Asset Management, meeting du mardi 17 mai 2022, à 11 :00
  4. Vontobel, Webinaire : Weekly Market Update, mercredi 18 mai 2022, à 09 :30
  5. Edmond de Rothschild, Flash Marchés : La crainte d’une récession refait surface, 20 mai 2022
  6. BCV, Fernando Martins da Silva, chef stratégiste, 23 mai 2022
  7. BCV, Anthony Martinet, Vice President, Head of sales Structured Products, mai 2022

Positionnement – Juin 2022

« Mois de mai difficile pour les marchés mais éclaircie à l’horizon »

 

Chers Clients, Chers Partenaires et Chers Lecteurs,

A nouveau, le mois qui s’écoule fut ardu pour les marchés financiers. Du triple choc « une inflation galopante ; la guerre et les confinements massifs en Chine », c’est le monde de la crypto-monnaie qui a été sérieusement secoué. Des valeurs vedettes ont chuté comme le Bitcoin  (- 57%, depuis ses plus hauts) ; Coinbase (– 75%) et Terra Luna dont les 40 milliards de dollars de valorisation se sont évaporés en seulement vingt-quatre heures ! L’occasion de rappeler que la crypto-monnaie n’est pas une monnaie. Chez Meylan Finance, nous nous sommes toujours tenus à l’écart de ces actifs. Non pas que nous partagions l’opinion de Christine Lagarde qui affirme qu’ils ne reposent que sur du vent mais parce que nous avons comme principe de n’investir que dans ce que nous comprenons. Notre collègue Christophe Alexandre, analyste financier, diplômé CFA, s’était déjà exprimé dans « Positionnement » et dans le magazine spécialisé « Point de Mire », à l’été 2017 : « Les crypto-monnaies : un engouement irrationnel ? »

Article Point de Mire – Cryptomonnaies

 

Table des matières

Planifier sa succession

Planifier sa succession c’est gagner en sérénité. C’est s’assurer que son patrimoine sera transmis conformément à ses souhaits. Au passage, on rappellera qu’il n’existe pas d’impôt sur les successions au niveau fédéral en Suisse. En outre, les cantons et les communes se livrent une âpre concurrence.

Les dispositions légales attribuent les statuts d’héritiers universels et d’héritiers universels réservataires. Il n’est pas possible de déshériter ces derniers. En outre, on peut les contenir à leur réserve légale. Celle-ci est protégée. Le cas échéant, on génère une quotité librement disponible.

Si la réserve légale se porte à 50% du droit à la succession pour le conjoint survivant et de 75% du droit à la succession pour les descendants, la révision du droit successoral pour 1er janvier 2023 met ces derniers  sur un plan d’égalité avec le conjoint survivant.

Meylan Finance intervient également comme exécuteur testamentaire

Ce mandat spécifique est fixé dans le cadre d’un testament. Seul le client, de son vivant, peut prendre une telle disposition. Personne ne peut le faire à sa place. Un mandat d’exécuteur testamentaire se justifie lorsque le patrimoine peut être compliqué à transmettre. Une mésentente palpable au sein des héritiers peut également le motiver. Plus simplement, la volonté du testateur de simplifier les choses pour la descendance. Le mandat d’exécuteur testamentaire est suspendu tant que le « de cujus » soit le testateur vit. Il ne génère aucun coût tant qu’il n’est pas activé. Il est question d’une mission de très grande confiance. Il requiert un niveau d’intimité certain et une bonne connaissance de la famille du testateur.

HAUT