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Les jeux financent les jeux !

jeudi, 15 août 2024 by Christophe

Parfois et tout comme le média américain NTD, par le biais de son bureau à Paris, le russe Sputnik nous demande notre analyse sur certaines thématiques. Des câbles sous-marins aux agences de notation financière en passant par l’Internet par satellite, cette-fois-ci nous avons été consultés sur le financement des jeux olympiques en général.

Gare de Lausanne

C’est avec plaisir que nous partageons ce que nous avons appris en préparant cette entrevue qui a duré une heure et qui s’est faite naturellement à distance. En préambule, il faut savoir que le média d’information Sputnik comme son compatriote Russia Today (R+T) est censuré en Occident ne diffuse que par le biais du canal « Telegram ».

Pour commencer, l’affirmation « Les jeux financent les jeux ! » est fausse. Elle a pourtant été « copieusement » martelée aux Parisiens par les organisateurs. 

Une étude d’Oxford University faite sur 50 ans démontre qu’aucune méga manifestation style jeux olympiques ; exposition universelle etc ne s’est autofinancée. Les villes organisatrices ont toujours du résorber des déficits importants.

Quelques exemples de Jeux olympiques déficitaires :

Ville organisatriceDépassement budgétaire

Barcelone 1992

5 milliards d’euros

Sydney 2000

2 milliards d’euros

Athènes 2004

5 milliards d’euros

Pékin 2008

Budget 2,5 M coût final 30 milliards d’euros

Londres 2012

6 milliards d’euros

Rio de Janeiro 2016

4 milliards d’euros

Tokyo 2021

7 milliards d’euros

Ce qui en fait l’outil promotionnel le plus cher de l’histoire. Autre allégation qui n’est pas exacte : « Paris a eu de la chance de décrocher l’organisation des Jeux » dixit Anne Hidalgo, la maire de Paris. Quand la Ville lumière a présenté son dossier de candidature en 2016 elle était seule en lice.

Interview Sputnik

Les candidatures concurrentes Rome, Boston et Hambourg avaient été retirées l’année précédente sous la pression du mécontentement des populations respectives. Pour ce motif, le dossier parisien contenait une clause exigée par le Comité olympique international (CIO) : qu’en aucun cas, la population ne pouvait être consultée. (1)

Lors du déroulement des jeux, la Cour des comptes n’était toujours pas en mesure de chiffrer le coût pour le contribuable. Selon son Premier président, Pierre Moscovici, une facture additionnelle de trois milliards d’euros est à prévoir, Le budget initial étant déjà passé de 7 à 9 milliards d’euros en huit ans, à cause de l’inflation, selon les organisateurs.

  1. Source : « Paris 2024 – Une ville face à la violence olympique. », Jade Lindgaard.

Positionnement août 2024

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Positionnement – août 2024

jeudi, 15 août 2024 by Christophe

Lettre d’information de Meylan Finance Sàrl

Chers Clients, Chers Partenaires,

Avec ce « Positionnement » nous allons revenir sur les turbulances boursières de ce début du mois d’août. Sur les enseignements et sur la posture à adopter ces prochaines semaines.

La deuxième partie est dédiée à l’entretien que nous avons eu avec le média russophone « Sputnik » sur le financement des Jeux olympiques.

Les séances du vendredi 2 et du lundi 5 août, les principaux marchés boursiers occidentaux ont été sujets à des instants de panique avec des baisses allant jusqu’à – 6%, dans une seule séance.

Toutefois et contrairement à l’alarmisme coutumier des médias, on ne peut évoquer la survenance d’un krach. Il est communément admis qu’un krach est une baisse d’au moins 20% au cours d’une seule séance. Ce qui fut le cas, entre autres, en octobre 1929, en octobre 1987 et en mars 2020 (Covid-19).

Suite à la montée des taux d’intérêts de la part de la Banque du Japon (BoJ), les spéculateurs qui empruntent massivement en Yen, à des taux très bon marché – pour ensuite placer sur d’autres marchés ont du subitement dénouer leurs positions. Ce qui a fait baisser le principal indice boursier de Tokyo l’indice Nikkei 225. Ce dernier venait de tutoyer ses plus hauts historiques, après plus de trente ans de disette !

Comme quoi l’investissement boursier peut être une question de long terme. L’effet contagion n’a pas manqué. Sans effet durable. L’ensemble des principaux cours boursiers étant revenus à leurs niveaux de la fin du printemps. La bonne nouvelle venant essentiellement des Etats-Unis avec des demandes hebdomadaires d’allocations chômage en baisse. 

Ce qui reflète la bonne santé de l’économie nord-américaine (1). 

Néanmoins, nous prenons ce stress des places boursières pour un avertissement. Nous sommes entrés dans une période de haute volatilité qui va se dérouler jusqu’à l’élection du nouveau locataire de la Maison Blanche, en novembre prochain.

Nous sommes d’avis que l’exercice en cours sera globalement bon et que nous devrions le clôturer en décembre avec les performances atteintes ce printemps. Nous renouvellerons les échéances, tout en demeurant prudents jusqu’à novembre. Pour l’heure, les marchés ont accumulé beaucoup de basses énergies (la dissolution de l’Assemblée nationale en France ; la tentative d’assassinat de Donald Trump – pour autant qu’il s’agisse bien de cela ; les bruits de bottes qui s’intensifient au Moyen-Orient – même si un conflit ouvert entre l’Iran et Israël est peu probable. Le descendant de l’Empire perse étant en prise avec une grave crise économique et sociale et n’a pas les moyens de soutenir une telle guerre. Et finalement l’Allemagne qui est entrée en récession. La France étant au plus mal avec ses finances publiques. C’est l’Italie qui est sur le point de devenir la principale locomotive économique de l’Union européenne. Qui l’eut cru ?

Un autre risque qui ne nous a pas échappé est la survenance d’un séisme de forte intensité au Japon !

Mont Fuji
Image by Kanenori from Pixabay

Les autorités de l’archipel viennent de prévenir de la survenance probable et prochaine d’un mégaséisme. Les analystes financiers n’en parlent pas. Pourtant, on a encore en mémoire les tremblements de terre de Kobé et au large de Fukushima.

L’impact pour les marchés boursiers a été immédiat. Les investisseurs nippons ayant un poids important sur les marchés mondiaux retirent automatiquement leurs fonds pour les rapatrier. Nous demeurons donc attentifs et prudents.

  1. Source : BCV Matinale Express Marchés

Table des matières

  1. Les jeux financent les jeux !
  2. Et la cérémonie d’ouverture ?
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Meylan Finance autorisé par la FINMA

jeudi, 15 février 2024 by Christophe

Nous sommes heureux de vous informer que Meylan Finance, en tant que gérant de fortune indépendant, a reçu l’autorisation de la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) pour exercer ses activités.

Foto: © Philipp Zinniker

Cette autorisation atteste de notre engagement envers les normes les plus strictes en matière de réglementation financière et de protection des investisseurs. Nous sommes fiers de cette reconnaissance de notre professionnalisme et de notre intégrité dans la gestion de fortune.

En tant que gérant de fortune indépendant agréé par la FINMA, nous nous engageons à servir au mieux les intérêts de nos clients en leur offrant des services de gestion de fortune personnalisés, adaptés à leurs besoins et à leurs objectifs financiers.

Pour toute information complémentaire sur notre agrément auprès de la FINMA ou sur nos services de gestion de fortune, n’hésitez pas à nous contacter. Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos questions.

Cordialement,

L’équipe de Meylan Finance

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La finance engagée : révolution ou simple effet de mode ?

jeudi, 02 novembre 2023 by Christophe

Entretien de François Meylan pour Romandie Info 

Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste la « finance engagée » et pourquoi elle est devenue un sujet d’importance ces dernières années ?

Il s’agit d’une finance militante pour laquelle on considère que chaque franc doit être utilisé à bon escient. L’économie n’étant que de l’énergie transformée, l’argent est également de l’énergie. Et son investissement doit être en concordance avec notre verticalité, avec nos valeurs propres. La « finance engagée » comme nous entendons l’encourager chez Meylan Finance n’est pas à confonde avec la « mode » des Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ces critères sont trop souvent abusés et employés en tant que label soit à des fins marketing soit pour se donner bonne conscience.

 

Quelles sont les principales catégories de la finance engagée, notamment la finance responsable, la finance durable et la finance à impact, et comment les distinguez-vous les unes des autres ?

Il n’existe pas de principales catégories de la finance engagée. On est engagé ou on ne l’est pas. Les termes de finance responsable, de finance durable et de finance à impact sont fréquemment employés pour des raisons marketing ou encore pour des effets d’annonce. La finance engagée est une posture quotidienne qui invite à une profonde réflexion et à une remise en question régulière. Elle ne consiste pas à suivre les modes.

 

Comment les entreprises et les investisseurs peuvent-ils contribuer à rendre leurs investissements plus respectueux de l’environnement et des enjeux sociaux grâce à la finance engagée ?

L’action ne suffit pas. Il faut encore la communiquer. L’entreprise comme l’investisseur peuvent être des faiseurs d’opinions essentiels. Tous deux sont plus en phase avec l’économie dite « réelle » que l’échelon politique.

 

Pouvez-vous nous expliquer les critères ESG (Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance) et comment ils sont utilisés pour évaluer les entreprises dans le cadre de la finance durable ?

Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont des dimensions (grandes catégories) englobant les activités d’une entreprise pouvant avoir des impacts sur la société ou l’environnement. De caractère moral, ils constituent les trois dimensions principales utilisées pour mesurer la durabilité (soutenabilité) et l’impact éthique d’un investissement dans une société ou dans un domaine économique. « ESG » est un sigle international utilisé par la communauté financière pour désigner les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance qui constituent généralement les trois piliers de l’analyse extra-financière.

Ces dimensions et les différents critères associés à chacune d’entre elles aident à déterminer la contribution sociétale d’une entreprise sur chacun de ces aspects, et devraient permettre – je dis « devraient » parce que dans les faits cela ne se confirme pas systématiquement – d’élargir et d’enrichir l’analyse des futures performances financières des entreprises (rentabilité et risques).

Pour exemples, il n’y a pas plus mauvais investissement que celui dans les sociétés actives dans le photovoltaïque dans leur globalité, depuis une bonne dizaine d’années. Soit en raison du dumping opéré par le gouvernement chinois en la matière ou encore en raison d’une gestion et d’une communication déficientes comme c’est le cas chez Meyer Burger. Dans le même temps, vous avez des entreprises activent dans l’armement ou dans les jeux comme la Française des Jeux (FDJ) qui se révèlent être des placements fructueux.

 

Quels sont les avantages et les limites de la finance responsable, en particulier en ce qui concerne son efficacité dans la lutte contre le changement climatique et les inégalités ?

Au risque de passer pour un « climato-sceptique » – selon la définition politique qui est : personne qui n’est pas convaincue qu’il y ait un réchauffement climatique, ou que celui-ci soit dû aux activités humaines, je crains que nous fassions de la soit-disante urgence climatique une nouvelle religion qui va nous conduire à autant d’excès et d’abus en tous genres. Les dogmes ne sont jamais bons. En 2022, les émissions mondiales de CO2 dans l’atmosphère ont atteint les 40.6 milliards de tonnes. La Chine à elle seule en a déversé les 32.9%; les États-Unis 12.6 % et l’Inde 7 %. Quant à la Suisse … 45.2 millions de tonnes de CO2 ! Source : www.bafu.admin.ch. Soit environ un peu plus d’un millième ou si vous préférez environ 0.12% du total mondial des émissions. Pourtant, l’ensemble des partis politiques gouvernementaux n’avaient que ce mot à la bouche « urgence climatique » lors des dernières élections fédérales, en Suisse, sans même savoir en quoi cela consiste précisément. Et je n’ai vu personne militer contre la vente à distance et c’est pourtant le transport international de marchandises qui est l’activité humaine la plus polluante. Là, une fois de plus, la « finance engagée » comme l’entend Meylan Finance invite à la nuance et au discernement entre les activités dommageables pour l’humanité et pour la biodiversité telles que l’accumulation de la mer de plastique dans l’océan pacifique ou encore le gaspillage effroyable d’alimentation et les thématiques qui relèvent plus de la récupération politique et du business marketing. Quant aux inégalités, s’installer durant dix ans dans le canton de Vaud des multinationales telles que Monsanto, Yahoo!, Chiquita ou l’exploitant de minerai brésilien Vale sans le paiement d’un seul centime d’impôt va à l’encontre du concept de finance engagée. Entre ne rien payer de payer 22% comme l’artisan du coin il y a un spectre qui se doit d’être explorer.

 

En quoi la finance à impact se différencie-t-elle des autres formes de finance engagée, et pouvez-vous nous donner des exemples d’investissements à impact positif ?

Selon « Finance for Tomorrow » à Paris, « il s’agit d’une stratégie d’investissement ou de financement qui vise à accélérer la transformation juste et durable de l’économie réelle, en apportant une preuve de ses effets bénéfiques. » Dans les faits, il est question d’un slogan de plus ! De gens qui ont flairé le filon de « la mode de la bonne conscience » et de la thématique lourde qu’est « l’urgence climatique » pour exister et tenter de gagner de l’argent eux aussi dans cet environnement qui devient quasi religieux.

 

Comment la réglementation et les normes internationales influencent-elles la finance engagée, et quelles sont les implications pour les entreprises et les investisseurs ?

Les principales réglementations et normes internationales tendent vers une meilleure protection du « client-investisseur. » En appuyant sur l’évaluation des risques et sur la transparence en matière de coûts. En Suisse, l’introduction des nouvelles lois financières LSFIN et LEFIN, le 1er janvier 2020, visent ses buts. Toutefois, le « hold-up » sur la seconde banque du pays le Credit Suisse n’a pas été évité. Ce qui laisse légitimement songeur. Toutefois, les lois évoquées plus haut encouragent des prestations de service en matière de placement d’une qualité indéniablement supérieure.

 

Pouvez-vous nous présenter l’approche de votre entreprise, Meylan Finance, en matière de finance engagée et comment vous aidez vos clients à naviguer dans ce domaine complexe ?

Le patrimoine de nos clients a une histoire. Il nous incombe de l’accompagner vers un futur qui réponde aux valeurs cardinales et aux sensibilités de leurs propriétaires.

 

Quelles sont les principales questions que les entreprises devraient se poser pour intégrer avec succès la finance engagée dans leur stratégie d’investissement ?

Premièrement, quelles sont nos valeurs ? Quel est notre ADN ? Ensuite, ces mêmes valeurs sont-elles partagées avec et par nos collaborateurs; nos partenaires; par nos clients ?

Finalement, dispose-t-on d’un concept de « veille » et d’un concept « communication » pour faire de ces valeurs – nos valeurs – un état d’esprit. Une posture et une philosophie solidement adoptée. Et non un misérable effet marketing.

Rappelons, qu’ils sont nombreux les acteurs de la place qui veulent chiper un tranche du gâteau géant appelé « durabilité. »

Il y a néanmoins quelques initiatives qui ne nous semblent pas dénuées d’intérêt et que nous examinons. Telle que celle du « Swiss Stewardship Code » qui fait la promotion de « l’investor stewardship » c’est-à-dire le dialogue actif avec les entreprises et l’exercice des droits de vote des actionnaires.

 

Comment l’Union européenne et d’autres acteurs mondiaux s’efforcent-ils de promouvoir une croissance durable et de renforcer les objectifs de l’accord de Paris sur le climat grâce à la finance engagée ?

L’Union européenne (UE) ne cesse de légiférer dans le vide. C’est-à-dire sans toucher sa cible. Pire, au fil des crises, elle devient détestable. Suite à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en 2009, le Parlement européen a compté jusqu’à 751 députés (750 plus le président du Parlement qui n’a pas le droit de vote). Depuis le départ du Royaume-Uni le 1er février 2020, le nombre de députés est passé de 751 à 705. On ne s’attardera pas sur le coût que font peser sur la collectivité ces députés; leurs assistants; leurs maintiens économiques; le déménagement quatre fois par année de l’entier de leurs bureaux entre Bruxelles et Strasbourg mais plus tôt sur le fait que ces députés n’ont aucun pouvoir de décision ni d’édicter des textes législatifs. Ce sont les technocrates de la Commission européenne qui ne sont pas élus par le peuple qui dictent tant l’agenda que les priorités. Le tout se fait sous l’influence des lobbyistes. Que faut-il attendre d’une Commission européenne qui entraîne le vieux continent en guerre contre la Fédération de Russie au lieu de travailler en faveur de la paix ? Que peut-on attendre de cette même institution qui a lié la santé de la population européenne à l’inoculation de produits pharmaceutiques expérimentaux dans la constellation de la crise Covid-19 ?

 

Comment les particuliers peuvent-ils contribuer à la finance engagée et avoir un impact positif avec leurs investissements personnels ?

En observant et en appréhendant le monde par le spectre de leur propre système de valeurs. Souhaite-t-on participer à l’essor des entreprises pharmaceutiques qui font leur argent avec l’encouragement du changement de sexe ? Souhaite-t-on être investis dans des multinationales qui précarise les conditions du travail et de la dignité humaine comme Amazon ? Souhaite-t-on placer son épargne dans des firmes qui font de juteux bénéfices avec nos données personnelles et en encourageant le narcissisme et le voyeurisme comme le fait Meta (Facebook) ? Etc et etc

La « finance engagée » ce n’est ni du marketing ni être à la mode ou encore vouloir paraître. C’est prendre position dans le monde qui nous entoure avec l’effet de levier de nos investissements et en le faisant savoir. Sans prétention, c’est souhaiter une humanité « moins imparfaite. »

 

Pouvez-vous nous expliquer comment votre entreprise, Meylan Finance, encourage la finance engagée grâce à des produits financiers spécifiques ?

Meylan Finance organise une veille stratégique sur les thématiques stratégiques telles que les technologies environnementales mais également sur les domaines liés à la sécurité dans sa globalité et à l’intelligence artificielle (IA). Nous animons l’échange avec nos clients et le retour sur expérience. Notre publication mensuelle « Positionnement » est également un vecteur d’informations et un lien entre régulier entre nous et nos clients et nos prospects. Notre postulat est que la finance ne doit pas seulement engagée mais également instructive. Avec un cycle boursier fait de crises boursières successives et de grandes amplitudes qui nous a tous mis à rude épreuve entre 2018 et 2023 soit presque 6 ans avec seulement deux années pour reprendre notre souffle soit 2019 et 2021, notre méthode a plutôt bien résisté.

 

Quelles sont les tendances actuelles et les opportunités émergentes dans le domaine de la finance engagée, et comment les entreprises peuvent-elles rester à la pointe de ces développements ?

Les tendances et les opportunités sont indéniablement dans les technologies et les solutions qui changeront demain la vie de tous les jours. On pense au photovoltaïque; à l’intelligence artificielle; aux services et à l’accompagnement des gens du troisième et du quatrième âge que nous deviendrions tous et aussi à la sécurité. L’endettement des collectivités encourageant à sous-traiter une partie substantielle de celle-ci. Pour autant, toutes les évolutions ne seront pas bonnes à adopter. Et sur ce point, la finance engagée rencontre toute sa légitimité.

 

Comment voyez-vous l’avenir de la finance engagée et son rôle potentiel dans la transformation des marchés financiers et de l’économie mondiale ?

« La finance engagée », domaine pour lequel Meylan Finance entend s’affirmer nous invite à découvrir ou à redécouvrir un vrai libéralisme avec en plus d’une responsabilité sociale une réelle prise de conscience. Par exemple, accepter l’obsolescence programmée chez Apple et se résigner à acheter son iPhone chaque fois plus cher et pour chaque fois moins de prestations ce n’est plus du libéralisme. C’est une situation de monopole. Avec des comportements que l’on peut appréhender comme malhonnêtes. Aussi, on se doit d’ouvrir le débat quand un investisseur-citoyen compte acquérir des actions de la firme à la pomme. Profitons pour renvoyer à l’association « Halte à l’obsolescence programmée (HOP) qui avait déjà fait condamner le géant de la tech pour défaut d’information dans l’affaire dite des batteries. Récemment, cette même association a déposé une plainte contre Apple qui selon elle limite les possibilités de répartition de ses appareils. Pour privilégier l’achat de produits neufs. Voir TF1 Info avec AFP le 7 décembre 2022.

 

En conclusion, quel conseil donneriez-vous aux entreprises et aux investisseurs qui souhaitent s’engager davantage dans la finance responsable et durable ?

La « finance engagée » c’est autre chose qu’un label ou que du marketing. C’est être acteur de ses investissements. Les conseils sont appréhender les enjeux dans leur globalité; en saisir les grandes lignes. Établir ses propres critères selon sa verticalité. D’après son système de valeurs. Vous voyez il ne fait aucun sens de bannir l’industrie de l’armement parce que chaque État a le droit de se défendre. Par contre, dénoncer et ce tenir à l’écart des entreprises qui ont de mauvais comportements tels que celui de la corruption a du sens. De même, il est déconseillé d’investir dans des actions du monde du football au travers des clubs cotés à la bourse tels que Borussia Dortmund; la Juventus; Manchester United ou encore l’Olympique lyonnais. D’une part, ce sont de très mauvais placements boursiers. D’autre part, l’inflation des rémunérations de leurs stars est en plus d’être intenable est indécente. C’est cela « la finance engagée ». C’est une responsabilité sociale et éducative.

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Faut-il acheter Tesla ?

jeudi, 14 septembre 2023 by Christophe

Par Erik Kambera | 29 Août 2023, article original : Café de la Bourse

Tesla a enregistré un chiffre d’affaires trimestriel record, mais sa marge opérationnelle a chuté à 9,6 %

Mercredi 19 juillet 2023, l’entreprise Tesla a publié des résultats globalement positifs et meilleurs qu’attendus pour le deuxième trimestre 2023 avec des revenus atteignant 24,93 milliards de dollars sur le trimestre (contre 24,47 milliards de dollars attendus selon Refinitiv) et un bénéfice par action (BPA) de 91 cents par action ajustée (contre 82 cents par action attendus selon Refinitiv).

Le deuxième trimestre 2023 a enregistré plusieurs records comme la meilleure production et la meilleure livraison jamais enregistrées ou encore un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 47 % en glissement annuel proche des 25 milliards de dollars malgré l’environnement macroéconomique incertain.

Les revenus issus du cœur de métier de Tesla lié à l’industrie automobile ont augmenté de 46 % en glissement annuel pour atteindre 21,27 milliards de dollars et ceux provenant de la génération et du stockage d’énergie, incluant les installations solaires et les batteries de secours, ont enregistré une croissance significative de 74 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 1,51 milliard de dollars.

Grâce à un plus grand nombre de véhicules sur les routes, les revenus de Tesla liés à la catégorie « Services et Autres », comme les frais de réparation hors garantie des véhicules par exemple, ont augmenté de 47 % pour atteindre 2,15 milliards de dollars.

L’un des points négatifs de la publication des résultats de Tesla a été la baisse de sa marge opérationnelle de 9,6 %.

Cette diminution peut être attribuée à divers facteurs, notamment une réduction du prix de vente moyen, ainsi qu’aux coûts associés à la montée en puissance de la production des cellules de batteries 4680, aux dépenses d’exploitation accrues liées à des projets tels que Cybertruck et l’Intelligence Artificielle (IA) et à un impact négatif des fluctuations des taux de change.

Bien sûr, il existe aussi des éléments positifs qui ont contribué à cette performance.

On pensera à la croissance des livraisons des véhicules, malgré le défi des nouvelles usines sous-utilisées ayant eu un impact négatif sur les marges, ainsi qu’un coût par véhicule réduit grâce à la baisse des coûts des matières premières et aux crédits IRA.

De plus, le secteur de l’énergie et le segment « Services et Autres » ont enregistré une croissance de leur bénéfice brut.

La baisse des prix des véhicules Tesla va-t-elle attirer suffisamment de clients pour compenser des marges plus faibles dans le temps ?

À partir de la fin de l’année 2022, le fabricant de voitures électriques Tesla a lancé une série de réductions de prix sur ses véhicules phares dans différentes régions du monde, notamment en Chine, aux États-Unis et en Europe. L’objectif principal était d’attirer davantage de clients pour stimuler les volumes de ventes tout en respectant son objectif d’augmenter les livraisons annuelles d’environ 50 %.

Les baisses de prix, associées aux crédits d’impôt fédéraux pour les véhicules électriques aux États-Unis, semblent avoir eu un impact positif sur les ventes de Tesla au cours des deux derniers trimestres.

Pendant le deuxième trimestre 2023, Tesla a atteint des étapes remarquables en matière de production et de livraison mondiale, atteignant respectivement 479 700 unités et 466 140 unités. Cela représente une augmentation de près de 9 % par rapport au trimestre précédent et une hausse significative de plus de 85 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Malgré tout, cette approche de baisse de prix a inévitablement impacté la rentabilité globale de Tesla.

Sa marge opérationnelle a subi une baisse comme nous l’avons vu dans la partie précédente, en passant de 14,6 % au deuxième trimestre 2022 à 9,6 % pendant la période correspondante en 2023. De même, la marge brute a également enregistré une diminution de 25 % à 18,2 % lors du trimestre précédent.

En réponse aux interrogations concernant l’évolution des marges opérationnelles et brutes de Tesla à la suite des récents ajustements de prix et des modernisations des usines de production, Elon Musk s’est abstenu de fournir une projection précise.

Il a cependant mis en avant l’idée que les variations à court terme des marges brutes et de la rentabilité revêtent une importance relativement mineure par rapport à la perspective plus large à long terme de l’entreprise.

L’accent du chef d’entreprise était mis sur le potentiel de transformation de l’autonomie de la conduite. Cette perspective suggère que Tesla se concentre stratégiquement sur l’innovation à long terme et croit que l’autonomie jouera un rôle central dans le façonnement de la performance financière de l’entreprise.

Pour Elon Musk, le plus important est donc la croissance des ventes plutôt que celle des profits ou de la marge.

« Il est préférable de vendre un grand nombre de voitures à une marge plus basse et de récolter cette marge à l’avenir alors que nous perfectionnons l’autonomie » avait-il déjà déclaré lors de sa conférence téléphonique sur les résultats du premier trimestre 2023.

L’investissement massif dans l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique et la vision par ordinateur va-t-il réellement payer pour la conduite automatique et soutenir la croissance de Tesla ?

Elon Musk maintient la promesse que Tesla sera capable de dévoiler une voiture autonome depuis 2016. Cependant, malgré ces affirmations, la conduite autonome via les véhicules Tesla n’a pas encore vu le jour.

Ses automobiles nécessitent toujours la présence d’un conducteur humain qui doit rester vigilant et être prêt à intervenir en reprenant le contrôle de la direction ou du freinage à tout moment.

Selon Reuters, la capacité de conduite autonome est essentielle pour l’avenir financier de Tesla d’après Elon Musk.

Pour autant, la réputation d’Elon Musk en tant que leader en ingénierie est remise en question après des allégations de plaignants dans l’une des deux poursuites judiciaires. Une victoire de Tesla pourrait cependant renforcer la confiance et les ventes de son logiciel, qui coûte jusqu’à 15 000 dollars par véhicule.

Dans une communication aux actionnaires, la société a souligné son engagement à demeurer « à la pointe du développement de l’intelligence artificielle » et a annoncé le lancement de la production de ses « ordinateurs d’entraînement » baptisés Dojo.

Tesla s’apprête à lancer cette semaine son superordinateur. Bien qu’il soit conçu pour diverses applications d’intelligence artificielle, sa puissance est telle qu’il peut également gérer des charges de travail exigeantes en calcul haute performance (HPC).

Ce nouveau superordinateur marque une avancée significative dans les capacités de calcul de Tesla, accélérant le processus de formation de sa technologie de conduite entièrement autonome.

Au-delà de l’accélération de la formation du Full Self-Driving (FSD), il supervisera le traitement des données pour l’ensemble de la flotte de véhicules Tesla.

De plus, cette démarche place Tesla non seulement en tant que concurrent solide parmi les constructeurs automobiles, mais aussi en tant que détenteur de l’un des superordinateurs les plus rapides au monde.

Elon Musk a récemment dévoilé des plans pour que Tesla alloue plus de 2 milliards de dollars à la formation en IA en 2023, avec un montant supplémentaire de 2 milliards de dollars en 2024 spécifiquement dédié au calcul pour la formation du FSD.

Cela témoigne de l’engagement de Tesla à surmonter les défis computationnels et devrait lui conférer des avantages concurrentiels substantiels par rapport à ses homologues de l’industrie.

Mais alors que Tesla continue de repousser les limites de l’automatisation des véhicules et de ses outils d’IA, la réalité de l’atteinte de l’autonomie de conduite totale de ses voitures demeure un défi complexe qui va au-delà des avancées techniques pour inclure les approbations réglementaires et la préparation de la société pour assurer de tels véhicules.

Analyse technique de l’action Tesla

Alors qu’en 2022, l’action Tesla a perdu environ 70 %, l’année 2023 est bien différente puisque le cours du titre Tesla gagne plus de 120 %. Cependant, l’action Tesla est encore loin de ses sommets annuels. Elle a en effet atteint un plus haut niveau légèrement au-dessus des 299 $ le 19 juillet 2023.

Analyse graphique de l’action Tesla en Bourse

Les prochains niveaux à surveiller pour le cours de l’action Tesla sont 243,56 $ à la hausse et 231,70 $ à la baisse.

Faut-il investir dans l’action Tesla ?

Les analystes semblent divisés sur la question de la valorisation du cours de l’action Tesla.

Alors que certains suggèrent qu’elle est exagérée et que la concurrence croissante réduira la part de marché de l’entreprise, d’autres estiment que l’approche de Tesla qui privilégie des volumes de production plus élevés avec des marges bénéficiaires plus minces pourrait donner des résultats positifs à long terme, en particulier si sa technologie Full Self-Driving progresse et gagne en popularité.

Les perspectives les plus optimistes sur Tesla considèrent généralement l’entreprise comme bien plus qu’un simple constructeur automobile… Elles la voient comme une entité axée sur l’intelligence artificielle ou même comme un conglomérat axé sur l’énergie durable.

Cette année, l’action Tesla a été dégradée de nombreuses fois.

La dernière en date provient d’UBS qui a passé l’action Tesla en catégorie neutre le 25 juillet dernier à cause de sa forte valorisation qui semble déjà refléter l’ensemble des bonnes nouvelles comme la forte réaction de la demande à la suite des baisses de prix ou une année 2024 attendue relativement solide.

Malgré cette note neutre actuelle, UBS maintient une vision optimiste à long terme pour l’entreprise et relève son objectif de cours pour l’action Tesla à 12 mois à 270 $, contre 220 $ auparavant.

Selon CNN Money, les 35 analystes qui fournissent des prévisions de prix sur 12 mois pour Tesla ont un objectif médian de 275 $ avec une estimation maximale de 350 $ et une estimation minimale de 85 $. L’estimation médiane représente une augmentation de +15,11 % par rapport au dernier prix de 238,90 $. Le consensus actuel parmi les 44 analystes sondés est de maintenir ses actions Tesla en portefeuille.

UBS a présenté trois questions cruciales que les investisseurs de Tesla devraient prendre en considération avant d’investir en Bourse dans Tesla :

  1. Tesla peut-elle atteindre son objectif de croissance de 50 %, et si oui, dans quel délai ?
  2. Tesla conservera-t-elle son avantage concurrentiel ?
  3. Tesla peut-elle atteindre la conduite autonome totale au cours des 12 prochains mois ?

Positionnement – septembre 2023

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Problématique du diabète et placement

jeudi, 14 septembre 2023 by Christophe

Bon nombre des nouvelles approches thérapeutiques actuelles ciblent des maladies courantes dont la prévalence augmente à l’échelle mondiale. Le diabète représente un immense fardeau économique face à la montée en flèche des coûts des soins de santé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 500 millions de personnes vivent avec le diabète dans le monde, et pas seulement dans les pays industrialisés occidentaux, mais de plus en plus dans les pays nouvellement industrialisés comme la Chine, l’Inde et l’Arabie saoudite, un pays où un adulte sur trois souffre de diabète.

Le coût mondial du diabète s’élève désormais à 1 000 milliards de dollars, ce qui correspond à environ 10 % des dépenses annuelles mondiales de santé. L’augmentation de plus de 300 % du fardeau économique au cours des 15 dernières années est alarmante. Il va sans dire que le marché des dispositifs médicaux qui surveillent et régulent la glycémie et la consommation d’insuline avec une précision croissante est énorme et connaît une croissance rapide. 

Des dispositifs de surveillance du glucose ont été développés. Ils peuvent envoyer des informations via des capteurs situés dans la peau à un récepteur toutes les cinq minutes et utiliser des algorithmes pour calculer la quantité exacte d’insuline qui doit être délivrée par une pompe à insuline intégrée. De nouveaux médicaments sont également disponibles pour les patients atteints de diabète et d’obésité, ce qui devrait faire du diabète une maladie de plus en plus gérable.

L’obésité est l’une des principales causes du diabète. 13 % de la population américaine avait un indice de masse corporelle supérieur à 30 en 1980. En 2020, ce pourcentage était passé à 42 %. Des laboratoires comme Novo Nordisk et Eli Lilly ont développé des médicaments qui réduisent la sensation de faim et aident les patients à perdre 15 à 20 % de leur poids après quelques mois de traitement. Le potentiel du marché est donc énorme : les ventes mondiales devraient atteindre 44 milliards de dollars en 2030.

Source : Dr Cyrill Zimmerman, responsable des fonds et mandats de santé et membre de la direction de Bellevue Asset Management.

Positionnement – septembre 2023

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Positionnement – septembre 2023

jeudi, 14 septembre 2023 by Christophe

« Après un été chaud et fébrile, la santé revient sur le devant de la scène »

Chers Clients, Chers Partenaires et Chers Lecteurs,

La fermeté « insolente » du franc suisse pénalise les dossiers qui sont normalement diversifiés avec des devises étrangères. Le dollar à 90 centimes et en-dessous, et il en est de même pour l’euro en-dessous de la parité génèrent une performance négative supplémentaire. A savoir si la monnaie helvétique va garder sa vigueur jusqu’à la fin de l’année. Le consensus prévoit que la Banque nationale suisse (BNS) devrait encore relever ses taux d’intérêts de 0.25% lors de sa réunion du 21 septembre prochain.

Cependant, les indicateurs tels que le baromètre économique du KOF et l’indice PMI indiquent une baisse drastique des exportations suisses. Ce qui pénalise notre pays. Nous pensons ainsi que la hausse des taux en Suisse est pour l’heure terminée. En août, les actions se sont globalement repliées. Les doutes sur la santé de l’immobilier chinois ; la désorientation politique sur le vieux continent (guerre en Ukraine) et un effet saisonnier habituel ont amplifié la faiblesse des marchés boursiers cet été. Les seules actions qui ont, une fois de plus, tiré profit de la concentration et de la consolidation boursière sont les « 7 magnifiques » (Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Tesla et Meta Platforms). A elles seules, elles représentent désormais près de 28% de la bourse américaine (S&P 500).

Notre stratégie :

Nous renouvelons les
échéances. Nous reconstituons peu à peu les poches obligataires. Nous privilégions les obligations convertibles. Nous évitons les banques européennes qualifiées d’établissements à risque systémique (l’UBS incluse). Les réserves de liquidité accumulées durant la crise du Covid commencent à s’épuiser et de nombreuses entreprises vont devoir refinancer leur dette dans des conditions de marché dégradées (taux en territoire restrictif et conditions de crédit fortement durcies). Le dollar demeure une garantie face aux stress de marché. Nous sommes neutres vis-à-vis de l’euro.

Sources :

  • Chester Ntonifor, BCA Research, 5 septembre

  • Séance Access, Genève, 12 septembre

  • Coup d’œil, BCV, « L’essentiel des marchés », 4 septembre

Table des matières

  1. Problématique du diabète et placement
  2. Faut-il acheter Tesla ?
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Le trend haussier demeure

mardi, 29 août 2023 by Christophe

On parlera encore longtemps de la débâcle du Credit Suisse pour laquelle nous nous réjouissons de voir les conclusions de la Commission d’enquête parlementaire CEP conduite par la sénatrice Isabelle Chassot.

Conférence Carlo Lombardini - Credit Suisse

Pour sa part, Me Carlo Lombardini que nous avons écouté encore cette semaine représente plus d’une centaine de plaignants détenteurs d’obligations AT1. Pour l’heure, des points interpellent plus que d’autres : l’UBS a déclaré en juin dernier au gendarme boursier américain la SEC une valeur comptable d’actifs nets de 35 milliards de dollars pour Credit Suisse qu’elle n’a pourtant racheté que 3 milliards.

Qui a conseillé le Conseiller fédéral (Cf) ? En vertu de quoi le Cf est-il intervenu dans la négociation du prix d’achat ? Quoi qu’il en soit les dispositifs dits « Too big to fail » n’ont pas fonctionné. Vu ce qui précède, nous resterons à l’écart des grandes banques qualifiées à risque systémique.

Pour autant, le scénario haussier esquissé en début d’année demeure. L’évènement Credit Suisse est un évènement spécifique et isolé qui va se traiter tant sur le plan de politique intérieure que par l’entremise des plaignants et des avocats. Nous suivons de très près le dossier. Par ailleurs, nous sommes étonnés qu’un accident comparable, en termes économiques et de pertes d’emplois, n’a pas suscité plus d’émoi dans la constellation politico-médiatique.

La Chine offre un bon point d’entrée 

La croissance chinoise est moins vigoureuse qu’espérée. Toutefois, elle est robuste. Les autorités chinoises devraient encore renforcer les mesures de soutien en abaissant les conditions d’accès au crédit, en augmentant la liquidité disponible et en réduisant le niveau des taux d’intérêt. Dans ce contexte nous recommandons une exposition au marché chinois via un fonds de placement bien diversifié dans une proportion n’excédant pas 7 à 10 pour cent du portefeuille. Côté participations directes, le moteur de recherches Baidu et la plateforme de commerce en ligne Alibaba dont la restructuration respecte son agenda ont notre préférence.

Résumé

Nous renouvelons les échéances. Nous reconstituons peu à peu les poches obligataires. Nous privilégions les obligations convertibles. Nous évitons les banques européennes qualifiées d’établissements à risque systémique (l’UBS incluse). Les réserves de liquidité accumulées durant la crise du Covid commencent à s’épuiser et de nombreuses entreprises vont devoir refinancer leur dette dans des conditions de marché dégradées (taux en territoire restrictif et conditions de crédit fortement durcies). Le dollar demeure une garantie face aux stress de marché. Nous sommes neutres vis-à-vis de l’euro et nos thématiques de prédilections sont, entre autres, la transition énergétique, les entreprises gérées de manière familiale et les technologies de l’information

Positionnement – août 2023

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Twilio et l’intelligence artificielle

mardi, 29 août 2023 by Christophe

L’intelligence artificielle (IA) ou Artificial Intelligence (AI) est sur toutes les lèvres. Dans l’ère numérique actuelle, l’IA a une influence remarquable sur presque tous les aspects de notre vie : des smartphones aux médias sociaux en passant par la conduite autonome.

Logo Twilio

L’IA a créé une multitude d’applications et de possibilités qui modifient fondamentalement notre société et notre économie.

Les domaines qui peuvent extrêmement profiter de l’IA sont le marketing et la gestion de la relation client. L’IA permet une prise de décision basée sur les données, une plus grande personnalisation, l’automatisation des processus de marketing, un ciblage plus précis ou encore l’utilisation de chatbots et d’assistants virtuels. Une entreprise qui s’est spécialisée dans ce domaine est Twilio. Elle propose des solutions intelligentes basées sur l’IA pour le traitement des données clients, le développement de campagnes marketing ou encore les interactions avec les clients (p. ex. chatbots).

Selon Precedence Research, le marché de l’IA est actuellement évalué à environ 160 milliards de dollars. Le marché devrait croître d’environ 38% par an et dépasser la barre du billion en 2029. Twilio pourrait également profiter de cette croissance du marché à long terme.

Les analystes ne sont pas encore d’accord sur le fait de savoir si Twilio est un « buy » ou un « hold ». L’action est actuellement caractérisée par une forte volatilité. C’est pourquoi un investissement avec un Low Strike Reverse Convertible est une solution intéressante pour profiter au mieux de la situation actuelle du marché.

Positionnement – août 2023

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Meyer Burger peine à être rentable

mardi, 29 août 2023 by Christophe

L’entreprise qui est l’un des grands fabricants de panneaux solaires, principalement en Europe, compte profiter du plan américain massif de subventions destiné aux industries vertes – 1,8 trillons de dollars pour les énergies alternatives, cette année. Meyer Burger entend augmenter sa capacité de production de son usine en Arizona (USA) et créer 500 nouveaux emplois. Cette extension se fera en partenariat avec l’allemand spécialiste en énergie verte BayWa r.e. La nouvelle a été moyennement bien reçue sur les marchés financiers. C’est que l’entreprise bernoise n’a cessé de consommer du capital sans retrouver les chemins de la profitabilité depuis une décennie. On notera, par ailleurs, une communication souvent maladroite voire absente de la part du management. 

Le producteur de modules solaires Meyer Burger a enregistré un bond des recettes sur les six premiers mois de l’année. Malgré tout, le semestre s’est terminé avec une perte nette de 64,8 millions, contre 41 millions un an plus tôt.

Panneaux solaires sur un toit

La perte opérationnelle (Ebit) s’est creusée à 56,1 millions, après 32,7 millions un an plus tôt. Alors que la société a mis en service de nouvelles lignes de production, les charges de personnel ont bondi de 42,2% tandis que les coûts opérationnels ont presque doublé à 31,2 millions.

En raison de la baisse des prix des modules solaires, Meyer Burger a dû ramener ses tarifs au niveau du marché. D’où une forte baisse des marges. En outre, des dépréciations exceptionnelles pour 13,0 millions ont eu lieu, détaille le groupe pour expliquer cette contre-performance.

Les ventes se sont envolées de 70,8% à 96,9 millions de francs, restant néanmoins en dessous des prévisions du consensus des analystes financiers établi à près de 130 millions.

D’une manière rapide et inattendue, la situation s’est dégradée en Europe. Les fournisseurs chinois (dumping) ont stocké 85 gigawatts de modules solaires dans les ports européens à la fin de l’année dernière, soit plus du double de la quantité d’installations photovoltaïques construites en Europe en 2022. Les prix des modules produits en Europe vont donc inévitablement s’effondrer si le marché n’est pas régulé, a expliqué le directeur.

Toutefois, l’entreprise ne remet pas en question l’existence des sites européens. L’entreprise ne prévoit ni de réduire ses effectifs ni de démanteler ses sites de production en Allemagne et en Suisse.

Accent sur les Etats-Unis

Comparé à l’Europe, la situation est plus avantageuse aux Etats-Unis, grâce à la loi Inflation Reduction Act et à d’autres systèmes d’incitation pour produire au sein du pays. L’entreprise bernoise peut se démarquer de la concurrence sur place grâce à sa technologie à haut rendement et à l’accent mis sur les modules et les cellules solaires.

Les contrats d’achat à long terme et à prix fixes rendent les activités plus sûres. 

« Nous tablons sur une rentabilité élevée aux Etats-Unis dès que nos usines auront démarré, c’est-à-dire à partir de 2025 », a déclaré M. Erfurt.

 

Positionnement – août 2023

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