Le matin, dans le métro de Barcelone, comme partout ailleurs, dans les transports publics, tout le monde a les yeux rivés dans son smartphone. Toutes et tous alimentent ainsi la galaxie de l’intelligence artificielle (IA) et des algorithmes qui la composent.

Si le marketing a régné en maître au cours des 25 dernières années, l’omniprésence de « l’intelligence artificielle » domine notre décennie. Soit l’exploitation du Big Data. Il s’agit de toutes ces données personnelles que nous offrons quotidiennement, par le biais d’Internet ; sur les réseaux sociaux ; via la carte de crédit; en utilisant l’abonnement de train ; en sortant sa carte fidélité etc et etc.

Il est indéniable que la Covid-19 a augmenté de manière exponentielle nos traces et notre traçabilité. Avec le prétexte de l’IA, on nous parle « d’humain augmenté » ou on nous dit que l’intelligence artificielle nous dépassera. Sans doute, c’est un domaine d’investissement qui mérite le détour (Booking ; Alphabet ; Facebook etc) ou encore Palantir ; Thales ou C3 AI, pour ce qui concerne les sciences prédictives. Pour autant, l’intelligence artificielle doit rester à notre service et non le contraire. En cherchant quelque chose sur Google qui n’a aucun lien avec notre personne, par exemple les poupées russes ou les tracteurs agricoles, on induit en erreur l’IA en désorientant ses algorithmes. Même chose, en alternant l’usage linguistique dans WhatsApp ou dans Telegram. Par contre, on adoptant le polémique « passe sanitaire » ou le « passeport Covd-19 » on augmente encore le pouvoir de l’IA et surtout celui de ceux qui s’en servent. A méditer.

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Autre domaine d’irrationalité est la valorisation boursière stratosphérique de Tesla. En premier lieu, ils sont nombreux à construire du véhicule électrique : BMW ; Volkswagen ; Opel (Groupe GM); Hyundai ; Nissan (Groupe Renault) ; le chinois NIO ou encore le leader du marché français Renault avec la Zoé.

 Ensuite, rien ne justifie que l’action Tesla se négocie avec un Ratio P/E de 576.11 (voir graphique ci- dessous) – c’est-à-dire qu’à bénéfices constants il faut attendre 576 années pour que ceux-ci remboursent le prix actuel du titre – contre un Ratio P/E de 3.61 pour le Groupe Renault fondé en 1898. Pour un secteur qui se traite habituellement avec un Ratio P/E de 10 !

« Si vous me donnez des titres Tesla en rémunération d’une dette que vous auriez à mon égard, je les prendrais avec une décote de 85 %. Parce que cela ne vaut pas plus. » dixit Raphaël Rossello, banquier d’affaires.

Alors qu’est-ce qui peut justifier la valorisation actuelle de Tesla si ce n’est une dose certaine d’irrationalité et beaucoup de bluff ?

Quant à Renault qui a l’objectif que 90% de son parc automobile soit électrique en 2030, les soucis d’approvisionnement de sa filiale Nissan pèse momentanément sur son cours boursier. Toutefois, le titre paraît sous-évalué.

Le bitcoin & arnaques…

Que l’on croie au bitcoin ou non, la plus grande prudence s’impose. Le 26 janvier dernier, dans notre lettre d’information « Positionnement – Hiver 2021 » nous abordions déjà le sujet avec notre paragraphe intitulé « Crypto monnaie et jeu de l’avion : attention aux arnaques ! » Depuis, la RTS en parle. La Fédération romande des consommateurs (FRC) tire la sonnette d’alarme. Les plaintes pénales s’accumulent.

D’une part, des célébrités ont saisi la justice, en raison de l’usage illicite de leur image : Jean-Marc Richard et Darius Rochebin, pour ne mentionner que ceux- ci. D’autre part, les particuliers qui ont perdu des sommes colossales se multiplient.

On ne le répètera jamais assez : en cas de démarchage, de doute, il est judicieux de demander conseil.

Avant d’entreprendre une quelconque démarche avec l’une des multiples « plateformes » qui pullulent sur Internet et sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, nous attirons, une nouvelle fois, l’attention sur ROinvesting, société de courtage chypriote. Elle détient une licence de la Commission chypriote des opérations de bourse (CySEC) et est donc autorisée à opérer dans toute l’Union européenne et l’EEE.

Néanmoins, elle fait usage de publicité mensongère. De démarchage agressif. Elle n’est pas transparente et en a déjà « plumé » plus d’un et plus d’une.

Il est légitime, nous l’évoquions en janvier, de craindre qu’il s’agisse d’une organisation de type pyramide de ponzi (scandale Madoff). Les fonds des nouveaux clients alimentent les profits de quelques « chanceux. » Si cela devait se confirmer, ce serait un nouveau scandale. Pourtant, ROinvesting, informe ses clients, dans son règlement, que plus de 80% des clients perdent leurs mises ! Quant au bitcoin et autres crypto monnaies, là aussi, on ne le répétera jamais assez ce ne sont pas des monnaies. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne le confirme : « Le bitcoin est un actif en non une devise. »

Hors, un pot de fleur peut également devenir un actif. Seulement, la présence d’un vendeur et surtout d’un acheteur est requise.

Indéniablement, l’effet de mode, le rôle des médias, l’irrationalité et des intérêts particuliers tapissent l’environnement des crypto monnaies. Appelées ainsi à tort. En plus de servir de courroie d’échange pour le crime organisé et le « dark web », elles sont un fléau écologique. 

Le « gourou » de Tesla Elon Musk vient de dénoncer publiquement la consommation d’énergie « folle » du bitcoin. Tesla avait annoncé en février avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le bitcoin et l’avait accepté comme moyen de paiement.

Ce qui avait contribué à une envolée de 20% du cours du bitcoin.

A l’heure où s’écrivent ces lignes, il a chuté de 10%, sous l’effet de cette annonce inattendue. Ce qui n’est pas sans susciter le doute, à la fois, sur la crypto monnaie et sur Elon Musk lui- même ! Pour quelqu’un qui se trouve à la tête d’une capitalisation boursière de plus de 500 milliards de dollars ce soudain revirement laisse sceptique.

Le mot magique demeure : prudence !

La 5G, un débat nécessaire

Il est vrai que le combat semble perdu. La Chine a pris une grande avance dans le domaine avec, entre autre, l’opérateur Huawei. Les Etats-Unis rattrapent leur retard au pas de charge. Le vieux continent souffre d’être resté en rade face à l’essor fulgurant des valeurs technologiques et de leurs profits mirobolants… 

Les fameuses GAFAM. Vu ce qui précède, nombre d’industriels et depolitiques n’ont pas envie d’attendre : « On doit sauter pieds joints dans la galaxie 5G.» Le principe de précaution est piétiné.

La lobbyiste Isabelle Chevalley fustige les opposants : « Une minorité bruyante d’opposants à la téléphonie mobile quibloque le déploiement du réseau 5G en Suisse. » Pour l’ex conseillère nationale, chercher son chemin à l’aide d’un GPS c’est éviter de tourner en rond, de griller de l’essence et bon pour l’environnement.

Les arguments pour le OUI comme pour le NON sont nombreux. Mais nous ne saurions faire l’économie d’un vrai débat. Le temps de la réflexion c’est maintenant. Toute avancée technologique majeure devrait faire l’objet d’un débat. C’est ainsi que l’on conçoit une démocratie moderne.

Au-delà des risques dits fantômes – évoqués jadis dans une étude du Crédit Suisse – il y a le champ des possibles à méditer : Notre frigo doit-il commander directement la brique de lait à Amazon ?

Souhaite-on passer de 5000 antennes à 26000 sur notre territoire ? A-t-on envie d’évoluer au milieu d’un million d’objets connectés au kilomètre carré ? Toutes ces questions méritent d’être débattues. A ce titre, nous apprécions l’engagement de la société civile. Nous recommandons, entre autre, l’Association « 5G Moratoire pour la Suisse » 1223 Cologny CP 24, info@5gmoratoirepourlasuisse.ch

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